Carrière Babouillard le 22 février 2020

Beaucoup de chance cette année côté météo. Comme la sortie précédente celle-ci a bénéficié d’une « fenêtre » de temps radieux. Heureusement d’ailleurs car la carrière, qui exploite des blocs calcaires par sciage, produit une boue blanche fine qui peut rapidement se transformer en enduit sur les chaussures et les vêtements.

Eric Babouillard nous attendait dans la carrière de Semond, occupé à tronçonner des blocs d’enrochement. En effet la partie supérieure du gisement (appelée découverte car c’est ce qu’il faut enlever pour atteindre la roche « noble ») est valorisée sous la forme de blocs empilables destinés à la réalisation de remblais ou de murs de soutènement. Le banc situé en dessous produit un calcaire compact du bathonien découpé en place à la tronçonneuse puisque la carrière n’utilise plus d’explosifs depuis quelques années. Les blocs obtenus sont vendus pour faire de la pierre ornementale après sciage. Pas de fossiles ni de minéraux dans ce niveau qui est très peu fracturé.

C’est donc sur la « découverte » que nous avons concentré nos efforts, à commencer par un important filon de calcite de 80cm de puissance qui traverse la partie nord de la carrière. A en juger le contenu de certains coffres, il a été très apprécié. La calcite se rencontre aussi sous la forme de géodes de cristaux en ailes de papillon dans les blocs compacts de découverte. Pas faciles à extraire, Jean Luc en a tout de même récolté un bel échantillon. Côté fossiles, il existe quelques banc à faune très condensée de bivalves, coraux etc… où les échantillons sont assez difficiles à extraire (quelques beaux pectens ont été laissé dans les blocs).

Après une pause déjeuner sur une « table » très couleur locale, notre visite a continué par une deuxième carrière où on a pu observer des « draperies » et morceaux de stalagmites(tites?) brisés par l’extraction.

Retour à Dijon vers 17h.

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