Sortie à Beaunotte le 24 novembre 2018

| décembre 5, 2018

Beaunotte, ses carrières et ses déblais, qui nous attendent depuis plus
de 166 miiiions d’années, à 60 km au nord nord-ouest de Dijon.
On y trouve essentiellement des cristaux de calcite dans des géodes du
calcaire bathonien et des fossiles (coraux, bivalves etc…).

Rendez-vous est donné devant l’église d’Aignay le Duc à 10 heures, nous
partons donc de Dijon peu avant 9 heures.
11 personnes finalement présentes, 3 voitures sur place.

La matinée commence sur un ancien déblai riche en géodes de calcite, où
l’extérieur des pierres est noirci. C’est là que la masse se révèle
indispensable. On peut y aller franchement. Viennent ensuite le burin et
la massette, finitions au marteau de géologue.
Toutes ces personnes qui tapent ça fait un peu bagne. On finit par
transpirer rapidement. Mais la roche se laisse casser relativement
facilement, le travail avance vite.
Le problème est d’ailleurs de se laisser tenter et de trop ramener. Les
plus expérimentés ne prennent que les plus belles pièces. « Sinon me dit
Martine, on se retrouve avec des caisses pleines jusque sous le lit ».

Après le repas  de midi partagé  près des voitures, nous faisons quelques

centaines de mètres à pieds pour entrer dans la carrière appartenant à
la société Sogepierre (située à 18 km à Nod sur Seine).
Le décor devient plus minéral mais ordonné, taillé au cordeau. Et,
alignés, des Lego géants en pierre.
Sur le front de taille caillouteux, au-dessus du sol de roche découpé
rectiligne sur une centaine de mètres, des trous avec des géodes à
l’intérieur. Il est impossible de les prendre. Nous ne nous y attardons
pas et allons tout au fond, sur un immense tas de déblais blancs
récents. A cet endroit, beaucoup plus de fossiles que le matin. Là aussi
les pierres sont en équilibre instable, c’est dangereux. Il faut faire
attention en marchant, presque avoir le pied marin pour ne pas se tordre
la cheville. L’aller comme le retour se feront par un chemin boueux.

C’est Soumia qui a fait la plus belle trouvaille de la sortie : un
pecten, un genre de coquille Saint-Jacques, entièrement calcifié. Vu de
près il est comme cristallisé et il est magnifique.
C’était sa première sortie, la chance des débutants n’est donc pas une
légende.

A l’aller comme au retour en voiture, on remarque qu’Aignay le Duc est
presque un village fantôme : très belles maisons de pierres mais
beaucoup sont vides. Quasiment pas de commerces dans le coin.

Retour à Dijon à 19 heures, je suis passé en ville faire les courses.
Tient, on dirait qu’il y a eu une émeute… des voitures et des cars de
police un peu partout, et des gens en gilets jaunes. Je renonce à
prendre la rue de la Préfecture : une odeur rémanente de gaz lacrymogène
me prend à la gorge et me pique les yeux. ‘Première fois que je me fais
gazer. C’était moins dangereux dans la carrière.

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