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Une sortie malgré le coronavirus, parce que le plein air nous fera du bien.

Nous étions huit à trois voitures (et une carriole).

Deux heures et demie de route depuis Dijon.

C’est une ancienne mine de fer à côté de Lyon, dont les entrées sont éboulées.

Tout le flan de la colline est une couche de déblais de plusieurs mètres, puis des arbres y ont poussé. Tant mieux, nous creuserons à l’ombre.

Les voitures sont remontées à 300 mètres vers les lotissements pour ne pas trop nous faire remarquer, les conducteurs redescendent, puis nous déplaçons le matériel, les sacs et les repas d’une centaine de mètres au cœur de la zone près d’un gros trou, et nous commençons à examiner les déblais.

Marie-Jo et Joël attaquent directement le fond du trou, qui deviendra énorme.

Ils ont de la technique : au début des seaux, puis quand la surface au fond devient très grande, les déblais sont placés sur une grande bâche en plastique bleue.

Une fois pleine elle est tirée à deux hors du trou.

Les couches contiennent principalement des ammonites complètes de quelques centimètres de diamètre dans des strates de couleurs rouges, un peu plus rarement jaunes.

L’endroit est intéressant car une fois la couche d’humus et de terre dégagée, puis la recherche des blocs rouges et jaunes au milieu de la grosse couche de déblais gris faites, la récolte est très abondante et les ammonites se détachent très bien.

Beaucoup de petites, et très rarement de la taille de la paume de la main.

Nous trouvons bien quelques gros morceaux d’ammonites indiquant qu’il serait possible d’en trouver d’un diamètre d’un pied de large, mais ce ne sont pas des couches « en place », tout ayant été amené et étant donc fracturé.

Ce n’est pourtant pas la première impression lorsqu’on y débarque, à cause de la forêt.

La quantité à ramener devient problématique, et il faut faire des choix :

Élaguer les morceaux au risque de les casser, casser souvent de gros morceaux potentiellement riches au vu de leurs surfaces pour ne pas avoir à les dégager au local, et découvrir que l’on a détruit un beau fossile au milieu.

L’autre côté intéressant de ces déplacements c’est qu’ils sont devenus gastronomiques, chacun amenant des bouteilles différentes et des gâteaux faits maison.

C’était pas le bon jour pour perdre du poids…

Et nous revenons bien plus chargés qu’à l’aller, les coffres remplis de sacs de pierres.

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